{"id":1389,"date":"2023-09-12T10:12:36","date_gmt":"2023-09-12T08:12:36","guid":{"rendered":"https:\/\/wpchronocarto.gaillard.info\/2023\/09\/12\/atlas-historique-des-sieges-episcopaux-de-leurope-centrale-et-orientale-jusquen-787\/"},"modified":"2026-03-20T16:31:52","modified_gmt":"2026-03-20T15:31:52","slug":"atlas-historique-des-sieges-episcopaux-de-leurope-centrale-et-orientale-jusquen-787","status":"publish","type":"projet","link":"https:\/\/www.chronocarto.ens.fr\/wpchrono\/projet\/atlas-historique-des-sieges-episcopaux-de-leurope-centrale-et-orientale-jusquen-787\/","title":{"rendered":"Atlas historique des si\u00e8ges \u00e9piscopaux de l\u2019Europe centrale et orientale jusqu\u2019en 787"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Pr\u00e9ambule : quelques enjeux historiques de l\u2019atlas<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Au sein des hi\u00e9rarchies catholique et orthodoxe existe la notion d\u2019\u00e9v\u00eaque titulaire (\u00e9v\u00eaque ordonn\u00e9, mais sans juridiction territoriale effective) <sup data-fn=\"153306b2-e8ea-446a-a796-b503ae2c749b\" class=\"fn\"><a href=\"#153306b2-e8ea-446a-a796-b503ae2c749b\" id=\"153306b2-e8ea-446a-a796-b503ae2c749b-link\">1<\/a><\/sup>, qui, selon les principales \u00e9tudes sur la question, trouverait son origine dans une tradition canonique ancienne \u2013 selon laquelle un clerc doit n\u00e9cessairement \u00eatre rattach\u00e9 \u00e0 une \u00c9glise \u2013, dans le contexte d\u2019abandon de certains si\u00e8ges, \u00e0 la suite de la conqu\u00eate musulmane du Proche-Orient, de l\u2019Afrique du Nord et de l\u2019Espagne, entre les ann\u00e9es 630 et 720<sup data-fn=\"b3fc077f-f98a-4c03-acf6-ea96bcceac69\" class=\"fn\"><a href=\"#b3fc077f-f98a-4c03-acf6-ea96bcceac69\" id=\"b3fc077f-f98a-4c03-acf6-ea96bcceac69-link\">2<\/a><\/sup>. Si l\u2019argument principal pour l\u2019invention effective de cette fonction titulaire doit \u00eatre recherch\u00e9 dans les migrations-\u00ab invasions \u00bb de peuples qui n\u2019avaient pas, a priori, d\u2019int\u00e9r\u00eat particulier pour le maintien des institutions et des structures chr\u00e9tiennes comme \u00e9tablies par l\u2019Empire romain, le ph\u00e9nom\u00e8ne ne pourrait-il pas trouver ses origines plus t\u00f4t, \u00e9ventuellement en Europe centrale et orientale, une r\u00e9gion qui fut impact\u00e9e plus que toute autre dans le monde romain tardif par ces d\u00e9placements de populations, au moins d\u00e8s les ann\u00e9es 430, avec la prise des Pannonies par les Huns ?<\/p>\n\n\n\n<p>Du moins, c\u2019est l\u00e0 une position indirectement d\u00e9fendue actuellement par plusieurs des \u00c9glises de la r\u00e9gion, qui appuient leur hi\u00e9rarchie actuelle sur un ordre ancien qui n\u2019aurait jamais disparu. \u00c0 la lecture des listes officielles \u00e9mises par les diff\u00e9rentes \u00c9glises, les listes des \u00e9v\u00eaques titulaires sont effectivement inscrites dans un ordre immuable, la fondation d\u2019un si\u00e8ge \u00e9piscopal le rendant, en quelque sorte, \u00e9ternel<sup data-fn=\"2c5e0d89-b40f-4f13-96f2-df61242f5ffd\" class=\"fn\"><a href=\"#2c5e0d89-b40f-4f13-96f2-df61242f5ffd\" id=\"2c5e0d89-b40f-4f13-96f2-df61242f5ffd-link\">3<\/a><\/sup> . N\u00e9anmoins, la r\u00e9alit\u00e9 historique est quelque peu diff\u00e9rente. Effectivement, l\u2019Antiquit\u00e9 ne semble pas avoir connu le concept d\u2019une dignit\u00e9 \u00e9piscopale \u00ab hors-sol \u00bb, cette particularit\u00e9 de la p\u00e9riode pouvant notamment \u00eatre observ\u00e9e \u00e0 travers le ph\u00e9nom\u00e8ne des <em>translationes<\/em> , soit le transfert de l\u2019office d\u2019un \u00e9v\u00eaque depuis un lieu vers un autre, le lieu initial n\u2019\u00e9tant alors plus retenu comme une juridiction de l\u2019int\u00e9ress\u00e9. Ces translations, comme on les appelle en fran\u00e7ais, furent formellement interdites dans un premier temps \u2013 pour \u00e9viter les d\u00e9placements par pure ambition (ceux-ci demeur\u00e8rent un objet de condamnation) \u2013, avant d\u2019\u00eatre r\u00e9glement\u00e9es par l\u2019autorit\u00e9, en vertu de l\u2019\u00e9volution de la situation de l\u2019Empire entre le IVe et le VI si\u00e8cle<sup data-fn=\"9dc4df37-5e80-43a3-86b1-1ff02eb14ad1\" class=\"fn\"><a href=\"#9dc4df37-5e80-43a3-86b1-1ff02eb14ad1\" id=\"9dc4df37-5e80-43a3-86b1-1ff02eb14ad1-link\">4<\/a><\/sup> .<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 la p\u00e9riode qui nous int\u00e9resse ici, on conna\u00eet, pour le centre et l\u2019est du continent europ\u00e9en, plusieurs cas de translations d\u2019\u00e9v\u00eaques d\u2019un si\u00e8ge \u00e0 un autre, le plus c\u00e9l\u00e8bre d\u2019entre eux \u00e9tant, \u00e9videmment, celui d\u2019Eus\u00e8be de Nicom\u00e9die, qui, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 \u00e9v\u00eaque de Beyrouth (avant 318), puis de Nicom\u00e9die (avant 318-337\/9), a \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9 sur le si\u00e8ge de Constantinople (337\/9-341)<sup data-fn=\"53c3f43a-f7d7-4f2f-9fb0-be9adb407bb5\" class=\"fn\"><a href=\"#53c3f43a-f7d7-4f2f-9fb0-be9adb407bb5\" id=\"53c3f43a-f7d7-4f2f-9fb0-be9adb407bb5-link\">5<\/a><\/sup> . Moins \u00ab spectaculaires \u00bb, on conna\u00eet aussi, probablement pendant le premier quart du Ve si\u00e8cle, le transfert de Perig\u00e9n\u00e8s depuis Patras vers Corinthe (Acha\u00efe), de Th\u00e9odos\u00e9bios depuis Apam\u00e9e (Pisidie ?) vers Eudoxiopolis\/S\u00e9lymbria (Europe), de Polycarpus\/Polycarpos depuis Sexa(gi)nta Prista (M\u00e9sie seconde) vers Nicopolis ad Nestum (Rhodopes) ainsi que de Hi\u00e9rophilos depuis Trap\u00e9zoupolis (Phrygie pacatienne) vers Plotinopolis (H\u00e9mimont), la raison exacte de la plupart de ces d\u00e9placements restant \u00e9nigmatique \u00e0 ce jour<sup data-fn=\"38f020a8-a7a3-4006-a0be-870ca500f182\" class=\"fn\"><a href=\"#38f020a8-a7a3-4006-a0be-870ca500f182\" id=\"38f020a8-a7a3-4006-a0be-870ca500f182-link\">6<\/a><\/sup> . Dans trois de ces cas, Eudoxiopolis\/S\u00e9lymbria, Nicopolis ad Nestum et Plotinopolis, l\u2019arriv\u00e9e d\u2019un \u00e9v\u00eaque d\u2019ailleurs co\u00efncide avec la premi\u00e8re attestation du si\u00e8ge et pourrait m\u00eame en constituer l\u2019acte de fondation. En outre, tous les si\u00e8ges \u00ab abandonn\u00e9s \u00bb susmentionn\u00e9s ont une vie apr\u00e8s la translation, sauf Sexa(gi)nta Prista qui n\u2019accueillit plus d\u2019\u00e9v\u00eaque jusqu\u2019en 2001, ann\u00e9e de la cr\u00e9ation d\u2019un \u00e9v\u00each\u00e9 de Rouss\u00e9, notamment en s\u2019appuyant sur l\u2019existence d\u2019un si\u00e8ge \u00e9piscopal en ce lieu \u00e0 l\u2019\u00e9poque de Polycarpus\/Polycarpos<sup data-fn=\"b0a2be6f-b1fb-4cd4-bfb9-1b6c0447d694\" class=\"fn\"><a href=\"#b0a2be6f-b1fb-4cd4-bfb9-1b6c0447d694\" id=\"b0a2be6f-b1fb-4cd4-bfb9-1b6c0447d694-link\">7<\/a><\/sup> . Pourtant, absolument rien n\u2019indique que les \u00e9v\u00eaques de Nicopolis ad Nestum continu\u00e8rent \u00e0 conserver le titre de d\u2019\u00e9v\u00eaque de Sexa(gi)nta Prista.<\/p>\n\n\n\n<p>Autre piste de r\u00e9flexion, s\u2019inscrivant aussi en porte-\u00e0-faux avec l\u2019id\u00e9e de l\u2019\u00e9ternit\u00e9 des si\u00e8ges \u00e9piscopaux, les sources nous ont laiss\u00e9 la trace que d\u2019un seul et unique \u00e9v\u00eaque pour certains lieux, comme si leur si\u00e8ge avait \u00e9t\u00e9 le fruit d\u2019une nomination individuelle. M\u00eame si on ne conna\u00eet que Polycarpus\/Polycarpos pour Sexa(gi)nta Prista, rien ne permet d\u2019en faire un exemple assur\u00e9 de si\u00e8ge cr\u00e9\u00e9 pour un individu pr\u00e9cis, attendu qu\u2019il pourrait avoir eu des pr\u00e9d\u00e9cesseurs, de m\u00eame que des successeurs \u00e0 Nicopolis ad Nestum. Effectivement, Socrate de Constantinople, dont l\u2019<em>Histoire eccl\u00e9siastique<\/em> a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e vers 439\/40, du moins avant 450, \u00e9voque sa translation, parmi d\u2019autres, sans jamais laisser entendre que le si\u00e8ge nicopolitain n\u2019existe plus \u00e0 son \u00e9poque (cf. n. 7). Il faut plut\u00f4t se tourner vers un cas comme Abrit(t)us (M\u00e9sie seconde), qui n\u2019a connu, d\u2019apr\u00e8s les textes qui nous sont parvenus, qu\u2019un seul et unique \u00e9v\u00eaque, Marcianus\/Markianos, qui ne semble aucunement avoir particip\u00e9 \u00e0 quelque translation que ce soit<sup data-fn=\"12ca880b-0425-4033-83d3-7c5d9cae063f\" class=\"fn\"><a href=\"#12ca880b-0425-4033-83d3-7c5d9cae063f\" id=\"12ca880b-0425-4033-83d3-7c5d9cae063f-link\">8<\/a><\/sup>. Ralli\u00e9 au parti des Nestoriens (courant dyophysite du christianisme se r\u00e9clamant des id\u00e9es de Nestorius) au Concile d\u2019\u00c9ph\u00e8se de 431, il n\u2019est pas du tout impossible que son \u00e9l\u00e9vation comme \u00e9v\u00eaque d\u2019Abrit(t)us ait \u00e9t\u00e9, du moins en partie, circonstancielle, pour venir en appui \u00e0 la position imp\u00e9riale, sachant que l\u2019on n\u2019avait pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 cr\u00e9er de toute pi\u00e8ce des si\u00e8ges \u00e9piscopaux en d\u2019autres situations de pol\u00e9mique religieuse, pour faire pencher la balance d\u2019une faction ou d\u2019une autre, comme \u00e0 la Conf\u00e9rence de Carthage de 411 <sup data-fn=\"c4f469fd-0229-4103-9c3b-bbf76031247e\" class=\"fn\"><a href=\"#c4f469fd-0229-4103-9c3b-bbf76031247e\" id=\"c4f469fd-0229-4103-9c3b-bbf76031247e-link\">9<\/a><\/sup>. Marcianus\/Markianos est attest\u00e9 pour la derni\u00e8re fois en 458, comme doyen des \u00e9v\u00eaques de M\u00e9sie seconde. Il en est de m\u00eame pour son si\u00e8ge \u00e9piscopal, de m\u00eame que son si\u00e8ge \u00e9piscopal, du moins avant la mention d\u2019Abrit(t)us dans une <em>notitia episcopatuum Ecclesiae Constantinopolitanae<\/em> que l\u2019on date g\u00e9n\u00e9ralement de la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du VIIIe si\u00e8cle, plut\u00f4t de son quatri\u00e8me quart. N\u00e9anmoins, cette liste m\u00e9di\u00e9vale de si\u00e8ges \u00e9piscopaux est, pour le nord de la p\u00e9ninsule balkanique, un document de nature utopique, proposant une hi\u00e9rarchie id\u00e9ale soumise au Patriarcat, car Constantinople avait d\u00e9j\u00e0 perdu le contr\u00f4le sur le Bas-Danube et qu\u2019elle \u00e9tait m\u00eame sur le point de le perdre sur toute la Thrace<sup data-fn=\"488e8715-8f3e-4f94-9a3f-8c1655b1d386\" class=\"fn\"><a href=\"#488e8715-8f3e-4f94-9a3f-8c1655b1d386\" id=\"488e8715-8f3e-4f94-9a3f-8c1655b1d386-link\">10<\/a><\/sup>.<br>Le processus de recul de l\u2019autorit\u00e9 romaine en Europe centrale et orientale commen\u00e7a certes avec la perte de la Dacie Trajane\/Heureuse, dans les ann\u00e9es 270, mais la cons\u00e9quence sur l\u2019organisation eccl\u00e9siastique ne fut r\u00e9elle qu\u2019avec l\u2019invasion des Pannonies par les Huns dans les ann\u00e9es 420-430, attendu que le r\u00e9seau \u00e9piscopal balkanique ne s\u2019est pas vraiment d\u00e9velopp\u00e9 avant la fin du deuxi\u00e8me quart du IVe si\u00e8cle comme le montre la carte ci-dessous (Fig. 1).<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"707\" src=\"https:\/\/www.chronocarto.ens.fr\/wpchrono\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/ad_300-02710.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1781\" srcset=\"https:\/\/www.chronocarto.ens.fr\/wpchrono\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/ad_300-02710.png 1000w, https:\/\/www.chronocarto.ens.fr\/wpchrono\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/ad_300-02710-300x212.png 300w, https:\/\/www.chronocarto.ens.fr\/wpchrono\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/ad_300-02710-768x543.png 768w\" sizes=\"(max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong> En 300<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"707\" src=\"https:\/\/www.chronocarto.ens.fr\/wpchrono\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/ad_350-36544.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1782\" srcset=\"https:\/\/www.chronocarto.ens.fr\/wpchrono\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/ad_350-36544.png 1000w, https:\/\/www.chronocarto.ens.fr\/wpchrono\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/ad_350-36544-300x212.png 300w, https:\/\/www.chronocarto.ens.fr\/wpchrono\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/ad_350-36544-768x543.png 768w\" sizes=\"(max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong> En 350<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p><strong><br>Fig. 1 : Les si\u00e8ges \u00e9piscopaux d\u2019Europe centrale et orientale attest\u00e9s en 300 et en 350.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce contexte de fragilisation grandissante de la pr\u00e9sence imp\u00e9riale le long du Danube, marqu\u00e9e par une succession de pertes et de r\u00e9cup\u00e9rations, jusqu\u2019au milieu du VIIe si\u00e8cle, on comprendra que le r\u00e9tablissement du syst\u00e8me \u00e9piscopal dans son int\u00e9gralit\u00e9, comme \u00e9tabli entre le IVe et le Ve si\u00e8cle, ne fut pas, dans toutes les situations, la priorit\u00e9 de l\u2019\u00c9tat romain, le seul maintien des provinces le long du fleuve \u00e9tant probl\u00e9matique \u00e0 partir d\u2019un certain moment. Le cas de la Dacie ripuaire est particuli\u00e8rement \u00e9quivoque. Au Concile de Sardique de 343, elle fut repr\u00e9sent\u00e9e par quatre si\u00e8ges : Ratiaria, Aquae, Castra Martis et Oescus. D\u00e9j\u00e0 attest\u00e9 en 340, Ratiaria est le seul de ces si\u00e8ges qui est attest\u00e9 dans les d\u00e9cennies suivantes, soit en 381. Ensuite, il faut faire un bon dans le temps avant de revoir l\u2019organisation eccl\u00e9siastique de cette province mentionn\u00e9e dans une source, plus pr\u00e9cis\u00e9ment dans la fameuse novelle de Justinien de 535, qui annonce le d\u00e9placement \u2013 qui ne s\u2019est sans doute jamais concr\u00e9tis\u00e9 \u2013 du si\u00e8ge de la pr\u00e9fecture du pr\u00e9toire d\u2019Illyricum dans la ville nouvelle cr\u00e9\u00e9e de Justiniana Prima (Dardanie), de m\u00eame que les pouvoirs supram\u00e9tropolitains octroy\u00e9s \u00e0 son archev\u00eaque. Le texte \u00e9voque au passage le si\u00e8ge d\u2019Aquae, que l\u2019empereur demande de r\u00e9tablir au-dessus de celui non localis\u00e9 de Meridium\/Meridio, qui n\u2019apparaissait pas dans la liste des \u00e9v\u00eaques pr\u00e9sents \u00e0 Sardique<sup data-fn=\"da0ce2f9-2489-4f0a-b400-89b036898084\" class=\"fn\"><a href=\"#da0ce2f9-2489-4f0a-b400-89b036898084\" id=\"da0ce2f9-2489-4f0a-b400-89b036898084-link\">11<\/a><\/sup>. Dans ce document, l\u2019\u00c9glise de Justiniana Prima n\u2019est jamais pr\u00e9sent\u00e9e comme succ\u00e9dant \u00e0 une autre, ce qui d\u00e9montre que l\u2019on pouvait fonder <em>ex nihilo<\/em> de nouveaux si\u00e8ges \u00e0 la p\u00e9riode concern\u00e9e, fondation qui n\u00e9anmoins dispara\u00eet totalement des textes d\u00e8s 602, et ne plus en laisser aucune trace dans ceux-ci. En outre, ce n\u2019est pas l\u2019ensemble des si\u00e8ges de Dacie ripuaire attest\u00e9s en 343 qui sont r\u00e9tablis au VIe si\u00e8cle, l\u2019\u00e9tat de la province ne le permettait peut-\u00eatre pas, mais seulement un seul d\u2019entre eux, alors qu\u2019est reconnue pleinement une \u00e9glise \u00e9piscopale aucunement attest\u00e9e avant qu\u2019elle ne soit mentionn\u00e9e dans sa novelle (Meridium\/Meridio) et qui n\u2019est pas non plus d\u00e9sign\u00e9e comme le r\u00e9sultat d\u2019une <em>translatio<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Rien ne prouve donc que l\u2019Antiquit\u00e9 ait cultiv\u00e9 l\u2019id\u00e9e de l\u2019immuabilit\u00e9 des si\u00e8ges \u00e9piscopaux apr\u00e8s leur fondation, une immuabilit\u00e9 qui aurait incit\u00e9, si ce n\u2019est au maintien d\u2019un \u00e9v\u00eaque de type titulaire (ce n\u2019est pas une notion connue avant son invention au Moyen \u00c2ge), au moins \u00e0 r\u00e9tablir les si\u00e8ges sur leur lieu d\u2019origine, \u00e0 chaque fois que cela fut possible. \u00c0 l\u2019\u00e9poque ici concern\u00e9e, l\u2019apostolicit\u00e9 \u00e9tait l\u2019\u00e9l\u00e9ment le plus significatif pour la l\u00e9gitimit\u00e9 d\u2019une \u00c9glise<sup data-fn=\"6d18592a-03b2-490e-9f5d-0ab3647d7107\" class=\"fn\"><a href=\"#6d18592a-03b2-490e-9f5d-0ab3647d7107\" id=\"6d18592a-03b2-490e-9f5d-0ab3647d7107-link\">12<\/a><\/sup>, si bien qu\u2019aucun des si\u00e8ges qui ne pouvaient se pr\u00e9valoir d\u2019un tel crit\u00e8re n\u2019\u00e9tait probablement per\u00e7u comme une institution totalement inamovible et \u00e9ternelle, ce qui ne veut, toutefois, aucunement dire que les pr\u00e9lats avaient le droit de changer le lieu de leur si\u00e8ge \u00e0 leur gr\u00e9. Avec son r\u00e9seau \u00e9piscopal, l\u2019Empire romain tardif a, tout simplement, proc\u00e9d\u00e9 comme il en avait l\u2019habitude, soit en fonction des circonstances et des contextes. D\u00e8s lors qu\u2019il prit le \u00ab contr\u00f4le \u00bb des \u00c9glises sur son sol, la g\u00e9ographie des si\u00e8ges \u00e9piscopaux commen\u00e7a ainsi \u00e0 se calquer, \u00e9videmment avec quelques limites dans certains cas, sur l\u2019organisation civique provinciale, en suivant ses perturbations et mutations, encore plus dans les r\u00e9gions o\u00f9 elles furent nombreuses. Parmi celles-ci, il y a \u00e9videmment l\u2019Europe centrale et orientale, o\u00f9 des si\u00e8ges sont apparus, ont \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9s et\/ou sont disparus pendant toute l\u2019Antiquit\u00e9 tardive, jusqu\u2019\u00e0 son extr\u00eame limite, et c\u2019est l\u2019ensemble de ces ph\u00e9nom\u00e8nes, et d\u2019autres encore, que le pr\u00e9sent atlas tente d\u2019illustrer.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Atlas interactif<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p><strong><br>Pour les cartes interactives qui suivent : <\/strong><br><em>Pr\u00e9cautions d\u2019utilisation :<br>-pour vous d\u00e9placez vous devez utiliser la barre de d\u00e9filement se trouvant sur la droite, celle de la fen\u00eatre chronocarto.<br>&#8211; pour revenir \u00e0 la vue globale il faut cliquer sur le bouton suivant :<\/em> <br>&#8211; la l\u00e9gende de la carte est visualisable en cliquant sur l&rsquo;ic\u00f4ne suivante :<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Contexte et m\u00e9thodologie<\/h2>\n\n\n\n<p>L\u2019<em>Atlas historique des si\u00e8ges \u00e9piscopaux de l\u2019Europe centrale et orientale jusqu\u2019en 787<\/em> est l\u2019un des nombreux r\u00e9sultats du projet <em>DANUBIUS<\/em> (https:\/\/danubius.huma-num.fr), port\u00e9 par l\u2019Universit\u00e9 de Lille et l\u2019UMR 8164-HALMA (Univ. Lille, CNRS, MC), qui a \u00e9t\u00e9 principalement financ\u00e9 par la fondation I-SITE ULNE (http:\/\/www.isite-ulne.fr) entre 2018 et 2021, ainsi que par l\u2019ARN de 2018 \u00e0 2022 (https:\/\/anr.fr\/Projet-ANR-18-CE27-0008). L\u2019objectif de <em>DANUBIU<\/em>S, qui est entr\u00e9 en 2023 dans une phase de mutation et d\u2019\u00e9largissement, est d\u2019\u00e9tudier l\u2019interp\u00e9n\u00e9tration entre christianisme et monde romain, en Europe du Sud-Est entre le IIIe et le VIIIe si\u00e8cle, en s\u2019int\u00e9ressant, dans un premier temps, sur la composition et le fonctionnement de l\u2019organisation eccl\u00e9siastique, de m\u00eame que sur le d\u00e9veloppement de la topographie chr\u00e9tienne. Le choix des balises temporelles a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli en prenant en consid\u00e9ration les limites les plus larges possibles parmi celles admises pour l\u2019Antiquit\u00e9 tardive, le VIIIe si\u00e8cle, pour ne prendre que le <em>terminus ante quem<\/em>, \u00e9tant un tournant important, entre autres par des changements dynastiques qui vont marquer une v\u00e9ritable rupture avec le pass\u00e9 dans le bassin m\u00e9diterran\u00e9en (les Carolingiens en Europe occidentale, les Isauriens dans l\u2019Empire byzantin et les Abbassides au Moyen-Orient et une partie de l\u2019Afrique du Nord). C\u2019est aussi pendant ce si\u00e8cle qu\u2019il y a eu un v\u00e9ritable renversement des \u00e9quilibres dans la p\u00e9ninsule balkanique, en faveur de nouvelles puissances politico-militaires, avant tout les Bulgares. Du point de vue de l\u2019histoire du christianisme, c\u2019est aussi le moment du dernier concile \u0153cum\u00e9nique reconnu comme tel \u00e0 la fois par Rome et par Constantinople, le Concile de Nic\u00e9e de 787, qui est aussi le dernier document \u00e0 laisser croire \u00e0 une unit\u00e9 de l\u2019\u00c9glise en Europe centrale et orientale \u00e0 la fois autour du pape et du patriarche \u0153cum\u00e9nique, d\u2019o\u00f9 le choix de cette date comme limite pour le pr\u00e9sent atlas.<\/p>\n\n\n\n<p>S\u2019\u00e9tant concentr\u00e9, en outre, sur les seules provinces du Bas-Danube (Dacie ripuaire, M\u00e9sie seconde et Scythie \u2013 est de la Serbie, nord de la Bulgarie et sud-est de la Roumanie) ainsi que sur le territoire de l\u2019actuelle Crim\u00e9e (Cherson\u00e8se) pour sa phase pr\u00e9liminaire, conclu \u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e 2022, le projet s\u2019est principalement articul\u00e9 autour de la constitution de deux bases de donn\u00e9es, l\u2019une arch\u00e9ologique et \u00e9pigraphique, l\u2019autre prosopographique, cette derni\u00e8re comme premi\u00e8re \u00e9tape de la constitution des volumes balkaniques de la <em>Prosopographie chr\u00e9tienne du Bas-Empire<\/em>. Ces deux bases de donn\u00e9es interop\u00e9rationnelles seront, \u00e0 terme, accessibles aux chercheurs, de m\u00eame que li\u00e9es \u00e0 un webSIG dont le d\u00e9ploiement est confi\u00e9 \u00e0 Chronocarto. Le g\u00e9or\u00e9f\u00e9rencement des objets, des b\u00e2timents, des inscriptions et des personnages s\u2019est accompagn\u00e9 de la compilation d\u2019une importante base de sites, que l\u2019on a voulu analytiques d\u00e8s l\u2019origine, en ce sens que le statut des agglom\u00e9rations a \u00e9t\u00e9 pris en compte, parmi lesquels celui de si\u00e8ge \u00e9piscopal, en pleine consid\u00e9ration de la temporalit\u00e9 dudit statut, c\u2019est-\u00e0-dire sa dur\u00e9e d\u2019attestation dans les textes. Pour cette partie sp\u00e9cifique du travail, le porteur de <em>DANUBIUS<\/em>, Dominic Moreau, a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019aller au-del\u00e0 du seul cadre bas-danubien et d\u2019anticiper d\u00e9j\u00e0 l\u2019ensemble du territoire envisag\u00e9 pour la suite du projet, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019ensemble de l\u2019Europe centrale et orientale : d\u2019ouest en est, depuis l\u2019est de l\u2019actuelle Suisse et le sud-est de l\u2019Allemagne (Rh\u00e9tie orientale) jusqu\u2019au Kra\u00ef de Krasnodar en Russie (Bosphore cimm\u00e9rien et Zichie), et du nord au sud, depuis la partie occidentale du Danube (Rh\u00e9tie, Norique et Pannonie) et la partie nord du plateau transylvanien (Dacie Trajane\/heureuse) jusqu\u2019en Cr\u00e8te. De l\u00e0 est n\u00e9e l\u2019id\u00e9e de produire, en parall\u00e8le des autres travaux de <em>DANUBIUS<\/em>, un atlas historique et interactif des si\u00e8ges \u00e9piscopaux dans toute cette zone, qui se d\u00e9cline actuellement en cinq cartes, mais qui est destin\u00e9 \u00e0 \u00e9voluer encore davantage dans le futur.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Localisation des si\u00e8ges \u00e9piscopaux historiquement attest\u00e9s<\/h2>\n\n\n\n<p><iframe src=\"https:\/\/www.chronocarto.ens.fr\/wpchrono\/gcserver\/vcarte?code=3164\" width=\"100%\" height=\"550\" frameborder=\"0\"><\/iframe><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.chronocarto.ens.fr\/wpchrono\/gcserver\/vcarte?code=3164\"><strong>Carte 1 (ouvrir dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/strong><\/a><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Cette premi\u00e8re carte permet de visualiser dans la diachronie l\u2019ensemble des si\u00e8ges attest\u00e9s par les sources \u00e9crites jusqu\u2019en 787, dans toute de l\u2019Europe centrale et orientale. Quelques constats pr\u00e9liminaires : la r\u00e9partition n\u2019est pas homog\u00e8ne sur l\u2019ensemble du territoire, sa partie nord, qui est aussi moins urbanis\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9poque romaine, ayant comport\u00e9 moins de si\u00e8ges \u00e9piscopaux que son sud ; le monde grec europ\u00e9en (Gr\u00e8ce \u00e0 proprement parler, mais aussi Mac\u00e9doine et \u00c9pire) ainsi que le sud-est de la Thrace sont clairement les r\u00e9gions o\u00f9 la densit\u00e9 de si\u00e8ge \u00e9piscopaux fut la plus importante pendant les huit premiers si\u00e8cles de notre \u00e8re.<\/li>\n\n\n\n<li>L\u2019utilisateur peut choisir d\u2019utiliser cette carte de deux mani\u00e8res : soit sur l\u2019ensemble de la r\u00e9gion \u00e9tudi\u00e9e soit \u00e0 l\u2019\u00e9chelle d\u2019une ou de plusieurs provinces. Dans le premier cas, un code couleur a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli pour chacune des provinces de l\u2019Antiquit\u00e9 tardive, dans leur \u00e9tat au d\u00e9but du Ve si\u00e8cle, parce que c\u2019est celui qui est le plus complet dans leur forme d\u00e9finitive, c&rsquo;est \u00e0 dire avant la perte des Pannonies dans les ann\u00e9es 420-430. Dans le second, chaque province peut \u00eatre isol\u00e9e, sans qu\u2019il y ait, cette fois de code couleur sp\u00e9cifique, ce qui permet, notamment, de reconstituer des provinces ant\u00e9rieures (par exemple, s\u00e9lectionner la M\u00e9sie seconde ainsi que la Scythie, pour retrouver le territoire de la M\u00e9sie inf\u00e9rieure). Le choix diachronique a le d\u00e9faut de laisser croire \u00e0 un moment au cours duquel l\u2019ensemble des si\u00e8ges pr\u00e9sent\u00e9s ont exist\u00e9 au m\u00eame moment, ce qui est \u00e9videmment inexact (cf. <em>supra<\/em>, pr\u00e9ambule). Chaque point est toutefois associ\u00e9 \u00e0 une fiche qui donne, notamment, la p\u00e9riode d\u2019attestation approximative (<em>starting \/ ending<\/em>). Les fonds de cartes propos\u00e9es \u2013 (1) les provinces de l&rsquo;Empire romain en 192 et (2) celles dans l&rsquo;Antiquit\u00e9 tardive, (3) topographie sur fond gris et blanc ainsi que (4) limites des \u00e9tats contemporains \u2013 permettent plusieurs niveaux d&rsquo;analyse.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Chronologie des si\u00e8ges \u00e9piscopaux historiquement attest\u00e9s<\/h2>\n\n\n\n<p><iframe src=\"https:\/\/www.chronocarto.ens.fr\/wpchrono\/gcserver\/vcarte?code=3167\" width=\"100%\" height=\"550\" frameborder=\"0\"><\/iframe><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.chronocarto.ens.fr\/wpchrono\/gcserver\/vcarte?code=3167\"><strong>Carte 1bis (ouvrir dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/strong><\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Pour parer \u00e0 la fausse illusion que peut entrainer l\u2019affichage diachronique sur la carte 1, la carte 1bis propose d\u2019ins\u00e9rer les donn\u00e9es de la pr\u00e9c\u00e9dente dans une d\u00e9marche chronologique. Ici, les couleurs associ\u00e9es aux provinces disparaissent (peut-\u00eatre, il s\u2019av\u00e8rera n\u00e9cessaire de les ajouter \u00e0 terme) au profit d\u2019une couleur unique. Une barre de d\u00e9filement permet un affichage par tranches de 50 ans et par grands conciles (ceux retenus par la tradition comme \u0153cum\u00e9niques, auxquels s\u2019ajoute celui de Sardique). En outre, une animation, se pr\u00e9sentant sous la forme de document compl\u00e9mentaire, permet de suivre la chronologie d&rsquo;existence des si\u00e8ges \u00e9piscopaux attest\u00e9s, ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e. M\u00eame si cette chronologie commence au Ier si\u00e8cle, il faut \u00e9videmment noter que la r\u00e9alit\u00e9 du mod\u00e8le mono\u00e9piscopal, donc l\u2019institution d\u2019\u00e9v\u00eaques tels qu\u2019on les entend aujourd\u2019hui, ne s\u2019imposa r\u00e9ellement qu\u2019entre la fin du IIe si\u00e8cle et le d\u00e9but du IIIe si\u00e8cle. Pour les deux premiers si\u00e8cles, l\u2019id\u00e9e est plut\u00f4t de mettre de l\u2019avant les \u00c9glises pal\u00e9ochr\u00e9tiennes devenues ult\u00e9rieures des si\u00e8ges \u00e9piscopaux \u00e0 proprement parler, de mani\u00e8re \u00e0 inscrire ces derniers dans une continuit\u00e9, dans cette apostolicit\u00e9 si ch\u00e8re aux Anciens (cf. <em>supra<\/em>, pr\u00e9ambule).<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Localisation des si\u00e8ges \u00e9piscopaux dont l&rsquo;attestation historique est probable malgr\u00e9 leur disparition dans les textes<\/h2>\n\n\n\n<p><iframe src=\"https:\/\/www.chronocarto.ens.fr\/wpchrono\/gcserver\/vcarte?code=3169\" width=\"100%\" height=\"550\" frameborder=\"0\"><\/iframe><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.chronocarto.ens.fr\/wpchrono\/gcserver\/vcarte?code=3169\"><strong>Carte 2 (ouvrir dans une nouvelle fen\u00eatre<\/strong>)<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Reprenant les m\u00eames fonctionnalit\u00e9s et crit\u00e8res qui caract\u00e9risent la carte 1, mais reproduisant aussi les m\u00eames d\u00e9fauts li\u00e9s \u00e0 la diachronie, la carte 2 se concentre sur la probl\u00e9matique difficile de la valeur absolue des textes dans l\u2019\u00e9tude des si\u00e8ges \u00e9piscopaux. Pour r\u00e9sumer par une question simple : est-ce qu\u2019un si\u00e8ge qui cesse d\u2019\u00eatre attest\u00e9 explicitement \u00e0 partir d\u2019un moment dans les sources n\u2019existait n\u00e9cessairement plus ? Sur cette carte sont ainsi pr\u00e9sent\u00e9s une s\u00e9lection de si\u00e8ges qui, \u00e0 partir d&rsquo;un moment pr\u00e9cis avant 787, ne sont plus mentionn\u00e9s dans les textes autres que les <em>notitiae episcopatuum<\/em>. Ladite s\u00e9lection a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie en pleine consid\u00e9ration du contexte historique, en ce sens que cette carte pr\u00e9sente l\u2019ensemble des si\u00e8ges qui cess\u00e8rent d\u2019\u00eatre attest\u00e9s dans les textes autres que lesdites <em>notitiae<\/em>, mais pour lesquels il y a peu de raison de croire que le ph\u00e9nom\u00e8ne t\u00e9moigne d\u2019une disparition effective sur le terrain, notamment au regard d\u2019attestations formelles d\u2019existence \u00e0 nouveau au IXe si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Localisation des si\u00e8ges \u00e9piscopaux incertains, attest\u00e9s uniquement par des sources m\u00e9di\u00e9vales ou peu fiables<\/h2>\n\n\n\n<p><iframe src=\"https:\/\/www.chronocarto.ens.fr\/wpchrono\/gcserver\/vcarte?code=316b\" width=\"100%\" height=\"550\" frameborder=\"0\"><\/iframe><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.chronocarto.ens.fr\/wpchrono\/gcserver\/vcarte?code=316b\"><strong>Carte 3 (ouvrir dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/strong><\/a><\/p>\n\n\n\n<p>S\u2019appuyant \u00e9galement sur les m\u00eames \u00e9l\u00e9ments que la carte 1, la carte 3 illustre, quant \u00e0 elle, les si\u00e8ges incertains, parce qu\u2019attest\u00e9s uniquement par des sources m\u00e9di\u00e9vales ou peu fiables. Contrairement \u00e0 la carte 2, les si\u00e8ges ici r\u00e9pertori\u00e9s n\u2019entrent donc pas dans la cat\u00e9gorie de ceux qui sont historiquement attest\u00e9s. Parmi les points qui peuvent \u00eatre observ\u00e9s, on d\u00e9couvre, par exemple, un important r\u00e9seau dans la province de Scythie, autour duquel tout un d\u00e9veloppement historique et th\u00e9ologique s\u2019est impos\u00e9 dans la litt\u00e9rature dans les derni\u00e8res ann\u00e9es, notamment dans le cadre de l\u2019interpr\u00e9tation des d\u00e9couvertes arch\u00e9ologiques<sup data-fn=\"caf4ec82-41ba-452b-88fc-efcac13f98ee\" class=\"fn\"><a href=\"#caf4ec82-41ba-452b-88fc-efcac13f98ee\" id=\"caf4ec82-41ba-452b-88fc-efcac13f98ee-link\">13<\/a><\/sup>. Or, le probl\u00e8me avec ces si\u00e8ges scythes sont qu\u2019ils sont uniquement et strictement mentionn\u00e9s dans une <em>notitia episcopatuum Ecclesiae Constantinopolitanae<\/em> qui est g\u00e9n\u00e9ralement dat\u00e9 de la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du VIIIe si\u00e8cle et dont l\u2019interpr\u00e9tation est extr\u00eamement complexe (cf. n. 11), mais qui, de toute fa\u00e7on, ne peut aucunement pr\u00e9senter un \u00e9tat de la situation \u00e0 son \u00e9poque de composition, car l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de la Dobrouja est alors sous contr\u00f4le des Bulgares et aucune hi\u00e9rarchie \u00e9piscopale n\u2019existait formellement dans leur empire de l&rsquo;\u00e9poque, surtout pas une hi\u00e9rarchie rattach\u00e9e \u00e0 Constantinople. Pour parer au probl\u00e8me, les tenants de l\u2019existence d\u2019un r\u00e9seau d\u00e9velopp\u00e9 de si\u00e8ges en Scythie, autre que la seule \u00c9glise de Tomis, affirment \u2013 pour r\u00e9sumer trop succinctement leur d\u00e9monstration \u2013, d\u2019une part, que l\u2019action de Justinien prouve que des si\u00e8ges peuvent avoir \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s <em>ex nihilo<\/em> au VIe si\u00e8cle (cf. <em>supra<\/em>, pr\u00e9ambule) et que, d\u2019autre part, que la <em>notitia<\/em> concern\u00e9e serait le t\u00e9moin d\u2019une source plus ancienne, en s\u2019appuyant, pour ce point pr\u00e9cis, sur aucun autre argument que sa ressemblance avec le <em>Synekd\u00e8mos<\/em> de Hi\u00e9rocl\u00e8s. Pourquoi ne serait-ce pas seulement ce dernier qui aurait servi de source au texte du VIIIe si\u00e8cle ? Quoi qu\u2019il en soit, le pr\u00e9sent atlas a fait le pari de plut\u00f4t laisser planer le doute, en int\u00e9grant lesdits si\u00e8ges scythes dans la cat\u00e9gorie de ceux qui sont incertains, pour ne pas dire \u00ab tr\u00e8s incertains \u00bb. De ce fait, on ne peut pas consid\u00e9rer que la pr\u00e9sente carte soit historique. Il s\u2019agit plut\u00f4t d\u2019une repr\u00e9sentation g\u00e9ographique utopique, au regard des objectifs poursuivis par les auteurs anciens et m\u00e9di\u00e9vaux qui nous ont transmis les informations ayant permis sa production. On pr\u00e9f\u00e8re ainsi parler ici d\u2019utopie et d&rsquo;incertitude, plut\u00f4t que d\u2019invention pure et simple, car l\u2019\u00ab attest\u00e9 \u00bb c\u00f4toie le \u00ab non attest\u00e9 \u00bb dans ces m\u00eames documents, y compris dans la <em>notitia<\/em> du VIIIe si\u00e8cle susmentionn\u00e9, si bien que la d\u00e9couverte de nouvelles sources, notamment \u00e9pigraphiques, pourrait venir contredire un jugement trop cat\u00e9goriques sur les sources en question.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Dur\u00e9e d\u2019attestation historique des si\u00e8ges \u00e9piscopaux<\/h2>\n\n\n\n<p><iframe src=\"https:\/\/www.chronocarto.ens.fr\/wpchrono\/gcserver\/vcarte?code=3168\" width=\"100%\" height=\"550\" frameborder=\"0\"><\/iframe><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.chronocarto.ens.fr\/wpchrono\/gcserver\/vcarte?code=3168\"><strong>Carte 4 (ouvrir dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/strong><\/a><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>La quatri\u00e8me et derni\u00e8re carte est, contrairement aux autres, de caract\u00e8re purement analytique. Elle aussi est diachronique, mais, dans ce cas pr\u00e9cis, il n\u2019y a pas d\u2019illusion d\u2019anachronisme, car c\u2019est justement la dur\u00e9e d\u2019attestation historique qui est affich\u00e9e. Bien \u00e9videmment, la grosseur des cercles utilis\u00e9s exprime une approximation \u00e0 quelques dizaines d\u2019ann\u00e9es pr\u00e8s et non une valeur exacte \u00e0 l\u2019ann\u00e9e, ce niveau de d\u00e9tail ne pouvant \u00eatre atteint \u00e0 l\u2019\u00e9chelle utilis\u00e9e. L\u2019exp\u00e9rience a ici pour objectif d\u2019offrir une premi\u00e8re analyse cartographique des donn\u00e9es enregistr\u00e9es autre que leur seule pr\u00e9sentation g\u00e9ographique. Le format doit encore \u00eatre affin\u00e9, mais on peut y d\u00e9couvrir, en dehors d\u2019une dur\u00e9e d\u2019attestation clairement plus longue des si\u00e8ges \u00e9piscopaux dans le sud de la p\u00e9ninsule balkanique et sur la c\u00f4te Adriatique que dans le reste de la zone \u00e9tudi\u00e9e, qui s\u2019explique \u00e9videmment par les migrations\/invasions dans le monde danubien et dans le centre des Balkans, quelques documents t\u00e9l\u00e9chargeables proposant des statistiques relatives aux donn\u00e9es pr\u00e9sent\u00e9es. On y apprend notamment que 50 % des si\u00e8ges ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s entre 343 et 531, ce qui n\u2019\u00e9tonne gu\u00e8re, et que 50 % de l\u2019ensemble n\u2019est plus attest\u00e9 apr\u00e8s 499, ce qui veut dire que la moiti\u00e9 pourrait prendre fin avant cette date, si la notion d\u2019attestation historique est \u00e9videmment \u00e0 associer avec celle d\u2019existence. En outre, la dur\u00e9e d\u2019attestation moyenne des si\u00e8ges est de 71 ans, 25 % n\u2019\u00e9tant qu\u2019attest\u00e9es que sur une ann\u00e9e unique et 25 % sur plus de deux si\u00e8cles et demi, les 50 % restant se trouvant dans l\u2019intervalle. Puisque tout est li\u00e9 ici aux seules attestations historiques, rien de ceci n\u2019est \u00e9videmment science exacte. Cependant, on peut tout de m\u00eame en d\u00e9duire qu\u2019il y a un moment de d\u00e9veloppement particulier pour l\u2019Europe centrale et orientale en mati\u00e8re de si\u00e8ges \u00e9piscopaux, qui est comprise entre le milieu du IVe si\u00e8cle et le deuxi\u00e8me quart du Ve si\u00e8cle. Apr\u00e8s cette p\u00e9riode, pour ainsi dire, on s\u2019effor\u00e7a plut\u00f4t de sauver et de renforcer les acquis.<\/li>\n\n\n\n<li>La stabilit\u00e9 du syst\u00e8me \u00e9piscopal est d\u2019ailleurs observable surtout dans le monde grec et au sud-est de la Thrace, non seulement parce que l\u2019urbanisation y \u00e9tait ancienne, donc plus stable et plus dense, que dans le reste du territoire \u00e9tudi\u00e9, mais aussi parce que cet ensemble continua \u00e0 faire partie de l\u2019Empire apr\u00e8s la perte du reste des Balkans (d\u2019abord aux mains Slaves et des Avars, ensuite des Proto-Bulgares). Toujours \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de l\u2019Europe centrale et orientale, c\u2019est \u00e9galement dans sa partie sud que le christianisme s\u2019implanta en premier, initialement dans des villes c\u00f4ti\u00e8res ou situ\u00e9es non loin des c\u00f4tes ; c\u2019est depuis ces m\u00eames villes, de m\u00eame que de l\u2019Italie du Nord-Est que la nouvelle religion et ses institutions se diffus\u00e8rent. Ce sont les c\u00f4tes qui furent les premi\u00e8res touch\u00e9es par la christianisation, de l\u2019Istrie \u00e0 la Crim\u00e9e, avant qu\u2019il n\u2019entre \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des terres. Les anciens camps de l\u00e9gions et autres cantonnements militaires le long du Danube et dans son arri\u00e8re-pays imm\u00e9diat, transform\u00e9s en villes fortifi\u00e9es dans l\u2019Antiquit\u00e9 tardive, devinrent ainsi presque tous \u00e0 terme des \u00e9v\u00each\u00e9s, le christianisme ayant b\u00e9n\u00e9fici\u00e9, dans ce cas pr\u00e9cis, du cours du fleuve pour se propager. La cr\u00e9ation d\u2019un tel r\u00e9seau \u00e9piscopal en Europe centrale et orientale ne survint toutefois qu\u2019apr\u00e8s l\u2019affirmation d\u2019une v\u00e9ritable \u00c9glise d\u2019Empire, dont la hi\u00e9rarchie serait calqu\u00e9e sur le mod\u00e8le provincial romain, au concile de Nic\u00e9e de 325. L\u2019organisation d\u2019un autre concile qui se voulait initialement \u0153cum\u00e9nique, \u00e0 Sardique en 343, participa \u00e9galement au renforcement du syst\u00e8me \u00e0 l\u2019\u00e9chelle r\u00e9gionale, et, d\u2019ailleurs, l\u2019apog\u00e9e dudit syst\u00e8me doit \u00eatre situ\u00e9, comme mentionn\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, entre le milieu du IVe si\u00e8cle et le deuxi\u00e8me quart du Ve si\u00e8cle. Apr\u00e8s cette date, une s\u00e9rie d\u2019\u00e9v\u00e9nements, dont la perte des Pannonies aux mains des Huns dans les ann\u00e9es 430 avait \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019origine, sont \u00e0 mettre en lien avec la r\u00e9duction progressive de la pr\u00e9sence \u00e9piscopale, comme cons\u00e9quence de la perte de territoires par l\u2019Empire. Il y a eu bien une tentative sous Justinien (527-565) de reprendre pied, qui s\u2019accompagna de la cr\u00e9ation de nouveaux si\u00e8ges \u00e9piscopaux (par exemple, Justiniana Prima) ou de r\u00e9tablissement d\u2019anciens, mais le processus en cours ne put \u00eatre stopp\u00e9. Au milieu du VIIIe si\u00e8cle, le r\u00e9seau des \u00e9v\u00each\u00e9s byzantins en Europe centrale et orientale ne couvrait ainsi plus que le sud de la p\u00e9ninsule balkanique. Toutefois, une nouvelle organisation \u00e9piscopale \u00e9tait en train de na\u00eetre \u00e0 l\u2019ouest de notre territoire, dans ces m\u00eames Pannonies qui avaient \u00e9t\u00e9 perdues trois si\u00e8cles plus t\u00f4t, une organisation li\u00e9e cette fois \u00e0 un nouveau pouvoir imp\u00e9rial en devenir, celui des Francs. En outre, les m\u00eames populations qui avaient mis un terme \u00e0 l\u2019\u00c9glise dans les Balkans allaient, un si\u00e8cle plus tard, se convertir massivement, sous l\u2019impulsion de Boris Ier de Bulgarie (852-889\/93), ce qui allait entrainer, \u00e0 terme, la cr\u00e9ation d\u2019une toute nouvelle hi\u00e9rarchie eccl\u00e9siastique dans la r\u00e9gion, tant\u00f4t s\u2019appuyant sur la r\u00e9alit\u00e9 ancienne, tant\u00f4t se voulant parfaitement originale.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p><strong>Autres perspectives d\u2019\u00e9volution<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En plus de toutes les \u00e9volutions envisag\u00e9es dans des versions ult\u00e9rieures de l\u2019atlas, on peut mentionner l\u2019id\u00e9e d\u2019une carte des si\u00e8ges attest\u00e9s historiquement, mais qui n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 localis\u00e9s \u00e0 ce jour. La liste a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie et elle ne contient pas moins de 43 si\u00e8ges. C\u2019est toutefois l\u00e0 un vrai d\u00e9fi, que de trouver une mani\u00e8re de repr\u00e9senter ad\u00e9quatement sur une carte ces donn\u00e9es. On pourrait certes faire des cercles de proportion par province, qui donneraient les informations recueillies par un simple clic. Comment localiser toutefois, les si\u00e8ges pour lesquels on a le choix entre les dioc\u00e8ses de Dacie et des Pannonies\/d\u2019Illyricum, sans plus de pr\u00e9cision ? Des solutions sont d\u00e9j\u00e0 \u00e0 l\u2019\u00e9tude. Si elles s\u2019av\u00e8rent concluantes, elles pourront \u00eatre int\u00e9gr\u00e9es d\u00e8s la prochaine version de l\u2019atlas.<\/p>\n\n\n\n<details class=\"wp-block-details is-layout-flow wp-block-details-is-layout-flow\"><summary>La base de donn\u00e9es<\/summary>\n<p><strong>Information associ\u00e9e \u00e0 chaque si\u00e8ge \u00e9piscopal<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>SITE_SOURCE : Num\u00e9ro interne \u00e0 la base de donn\u00e9es<br>SITE_NAME : Nom du site en grec et\/ou en latin (les fondations imp\u00e9riales sont uniquement en latin)<br>MAIN_CITY : Nom moderne du site (ville la plus proche, dans certains cas)<br>LONGITUDE : Longitude (en WGS 84)<br>LATITUDE : Latitude (en WGS 84)<br>STARTING : Ann\u00e9e de premi\u00e8re attestation<br>ENDING : Ann\u00e9e de derni\u00e8re attestation<br>DURATION : Diff\u00e9rence entre l&rsquo;ann\u00e9e de derni\u00e8re attestation et l&rsquo;ann\u00e9e de premi\u00e8re attestation<br>COMMENTS : Commentaires et r\u00e9f\u00e9rence bibliographique compl\u00e9mentaire (uniquement lorsque n\u00e9cessaire)<br>TRISMEGISTOS : R\u00e9f\u00e9rence dans : https:\/\/www.trismegistos.org<br>FEDALTO_OR : R\u00e9f\u00e9rence dans : G. Fedalto, <em>Hierarchia ecclesiastica Orientalis. Series episcoporum Ecclesiarum Christianarum Orientalium<\/em>, Padoue, 1988.<br>FEDALTO_SU : R\u00e9f\u00e9rence dans : G. Fedalto, <em>Hierarchia ecclesiastica Orientalis. Series episcoporum Ecclesiarum Christianarum Orientalium<\/em>, t. 3, Padoue, 2006.<br>FEDALTO_CA : R\u00e9f\u00e9rence dans G. Fedalto, <em>Hierarchia Catholica usque ad saecula XIII-XIV, sive, Series episcoporum Ecclesiae Catholicae<\/em>, Padoue, 2012.<br>PROVINCE : Nom de la province tardo-antique<\/p>\n<\/details>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n<ol class=\"wp-block-footnotes\"><li id=\"153306b2-e8ea-446a-a796-b503ae2c749b\">Pour une d\u00e9finition concise du concept (m\u00eame si uniquement pour le contexte catholique), cf. B. Barbiche, \u00ab \u00c9v\u00eaque \u00bb, dans B. Ardura (dir.), avec la collab. de E. Tawill, P. Piatti et B. Doisneau, <em>Dictionnaire d\u2019histoire de l\u2019\u00c9glise<\/em>, Paris, 2022, p. 401. <a href=\"#153306b2-e8ea-446a-a796-b503ae2c749b-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 1\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><li id=\"b3fc077f-f98a-4c03-acf6-ea96bcceac69\">Entre autres, cf. T. C. Anslow, \u00ab Titular bishops as an institution according to the Annuario Pontificio \u00bb, <em>The Jurist<\/em>, 58 (1998), p. 125, 127-130 et 133-137 (le cas de pr\u00e9s\u00e9ance strictement honorifique de certains si\u00e8ges, qui est mentionn\u00e9 dans cet article, n\u2019a toutefois aucun lien avec la question des \u00e9v\u00eaques que l\u2019on qualifie de \u00ab titulaires \u00bb) ; A. Viana, \u00ab Obispos titulares. Elementos de tradici\u00f3n can\u00f3nica y regulaci\u00f3n actual \u00bb, <em>Ius canonicum<\/em>, 44\/88 (2004), p. 516-518.  <a href=\"#b3fc077f-f98a-4c03-acf6-ea96bcceac69-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 2\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><li id=\"2c5e0d89-b40f-4f13-96f2-df61242f5ffd\">Par exemple, cf. <em>Annuario pontificio per l\u2019anno 2022<\/em>, Cit\u00e9 du Vatican, 2022, p. 821-1003. <a href=\"#2c5e0d89-b40f-4f13-96f2-df61242f5ffd-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 3\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><li id=\"9dc4df37-5e80-43a3-86b1-1ff02eb14ad1\">Cf. R. Naz, \u00ab Translation d\u2019office \u00bb, dans Id. (dir.), <em>Dictionnaire de droit canonique contenant tous les termes du droit canonique avec un Sommaire de l\u2019Histoire et des institutions et de l\u2019\u00e9tat actuel de la discipline<\/em>, t. 7 : <em>Placentin-Zype (Van den)<\/em>, Paris, 1958-65, col. 1320-1325. <a href=\"#9dc4df37-5e80-43a3-86b1-1ff02eb14ad1-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 4\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><li id=\"53c3f43a-f7d7-4f2f-9fb0-be9adb407bb5\">Il a \u00e9t\u00e9 dit pr\u00e9c\u00e9demment que, dans le cadre des translations, \u00ab le lieu initial n\u2019\u00e9tant alors th\u00e9oriquement plus retenu comme une juridiction de l\u2019int\u00e9ress\u00e9 \u00bb. Pour Eus\u00e8be, que les sources anciennes pr\u00e9sentent g\u00e9n\u00e9ralement comme le cas le plus manifeste de <em>translatio<\/em> \u00e9piscopale par ambition, sa situation vis-\u00e0-vis Nicom\u00e9die apr\u00e8s son \u00e9l\u00e9vation \u00e0 Constantinople pourrait constituer une exception \u00e0 la r\u00e8gle, en ce sens que nous n\u2019avons la trace d\u2019aucun successeur imm\u00e9diat dans les sources et qu\u2019il conserva un v\u00e9ritable contr\u00f4le sur la r\u00e9gion, donc, probablement, sur son \u00c9glise aussi. Le retour d\u2019Amphion, \u00e9v\u00eaque de Nicom\u00e9die entre 325 et 328, avant d\u2019en \u00eatre chass\u00e9, n\u2019est effectivement pas attest\u00e9 avant 343\/4. Cf. Hilaire de Poitiers, <em>Collectanea antiariana Parisina<\/em> A, IV, 1 (\u00e9d. A. Feder, <em>S. Hilarii episcopi Pictaviensis opera<\/em>, t. 4 : <em>Tractatus mysteriorum \/ Collectanea antiariana Parisina (fragmenta historica) cum appendice (liber I ad Constantium) \/ Liber ad Constantium imperatorem (liber II ad Constantium) \/ Hymni \/ Fragmenta minora \/ Spuria<\/em>, Vienne\/Leipzig, 1916 [Corpus scriptorum ecclesiasticorum Latinorum 65], p. 48). <a href=\"#53c3f43a-f7d7-4f2f-9fb0-be9adb407bb5-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 5\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><li id=\"38f020a8-a7a3-4006-a0be-870ca500f182\">Socrate le scholastique, <em>Historia ecclesiastica <\/em> VII, xxxvi, 9 et 17-19 (\u00e9d. G. C. Hansen, Sokrates, <em>Kirchengeschichte<\/em>, Berlin, 1995 [Die griechischen christlichen Schriftsteller der ersten Jahrhunderte. Neue Folge 1], p. 386-387). <a href=\"#38f020a8-a7a3-4006-a0be-870ca500f182-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 6\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><li id=\"b0a2be6f-b1fb-4cd4-bfb9-1b6c0447d694\">Cf. le site officiel de l\u2019\u00e9v\u00each\u00e9 de Rouss\u00e9 : https:\/\/www.rusenska-mitropolia.bg\/\u0438\u0441\u0442\u043e\u0440\u0438\u044f\/ (sur lequel l\u2019\u00e9piscopat de Polycarpus est plac\u00e9 arbitrairement entre 370 et 380, et qui ignore la <em>translatio<\/em> \u00e0 Nicopolis ad Nestum), alors qu\u2019il faut tr\u00e8s probablement privil\u00e9gier les deux premi\u00e8res d\u00e9cennies du Ve si\u00e8cle, au regard des dates des autres \u00e9piscopats mentionn\u00e9s par Socrate de Constantinople, dans la m\u00eame rubrique. cf. n. 7. <a href=\"#b0a2be6f-b1fb-4cd4-bfb9-1b6c0447d694-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 7\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><li id=\"12ca880b-0425-4033-83d3-7c5d9cae063f\">Cf. D. Moreau et J.-P. Carri\u00e9, \u00ab L&rsquo;agglom\u00e9ration romaine d&rsquo;Abritus (M\u00e9sie inf\u00e9rieure\/M\u00e9sie seconde) : sources textuelles et bilan arch\u00e9ologique \u00bb, dans C. Freu, S. Janniard et A. Ripoll (\u00e9d.), <em>Libera curiositas. M\u00e9langes d\u2019histoire romaine et d\u2019Antiquit\u00e9 tardive offerts \u00e0 Jean-Michel Carri\u00e9<\/em>, Paris, 2016 (Biblioth\u00e8que de l\u2019Antiquit\u00e9 tardive), p. 235-236. <a href=\"#12ca880b-0425-4033-83d3-7c5d9cae063f-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 8\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><li id=\"c4f469fd-0229-4103-9c3b-bbf76031247e\">Il n\u2019est pas ici question de caract\u00e8re effectif ou non de ces si\u00e8ges, mais bien de la possibilit\u00e9 de cr\u00e9ation \u00e9piscopale en cas de besoin, au d\u00e9but du Ve si\u00e8cle. Pour le cas du concile carthaginois de 411, cf. notamment S. Lancel, <em>Actes de la Conf\u00e9rence de Carthage en 411<\/em>, t. 1, Paris, 1972 (Sources chr\u00e9tiennes 194), p. 118-143. <a href=\"#c4f469fd-0229-4103-9c3b-bbf76031247e-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 9\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><li id=\"488e8715-8f3e-4f94-9a3f-8c1655b1d386\"><em>Notitiae episcopatuum Ecclesiae Constantinopolitanae<\/em> III, 608 (\u00e9d. J. Darrouz\u00e8s, <em>Notitiae episcopatuum Ecclesiae Constantinopolitanae<\/em>, Paris, 1981 [G\u00e9ographie eccl\u00e9siastique de l\u2019Empire byzantin 1], p. 241). Sur cette notice, cf. notamment J. Darrouz\u00e8s, <em>op. cit.<\/em>, p. 20-33 ; E. S. Kountoura-Galake, \u00ab \u0397 \u00ab\u00a0\u0395\u03b9\u03ba\u03bf\u03bd\u03bf\u03ba\u03bb\u03b1\u03c3\u03c4\u03b9\u03ba\u03ae\u00a0\u00bb Notitia 3 \u03ba\u03b1\u03b9 \u03c4\u03bf \u03bb\u03b1\u03c4\u03b9\u03bd\u03b9\u03ba\u03cc \u03c4\u03b7\u03c2 \u03c0\u03c1\u03cc\u03c4\u03c5\u03c0\u03bf \u00bb, <em>\u03a3\u03cd\u03bc\u03bc\u03b5\u03b9\u03ba\u03c4\u03b1<\/em> 10 (1996), p. 45-73 ; B. Moulet,<em>\u00c9v\u00eaques, pouvoir et soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 Byzance (VIIIe-XIe si\u00e8cle). Territoires, communaut\u00e9s et individus dans la soci\u00e9t\u00e9 provinciale byzantine, <\/em> Paris, 2011 (Byzantina Sorbonensia 25), p. 45-46 ; I. Basi\u0107, \u00ab O dataciji \u00ab\u00a0ikonoklasti\u010dkog\u00a0\u00bb popisa biskupija Carigradske crkve (Notitia episcopatuum ecclesiae Constantinopolitanae 3) s osobitim obzirom na Tra\u010dku dijecezu \u00bb, dans A. Cedilnik et M. Lovenjak (\u00e9d.), <em>Na obzorju novega. Obmo\u010dje severnega Jadrana ter vzhodnoalpski in balkansko-podonavski prostor v obdobju pozne antike in zgodnjega srednjega veka. Posve\u010deno Rajku Brato\u017eu ob njegovi sedemdesetletnici<\/em>, Ljubljana, 2022, p. 285-313 ; D. Moreau, \u00ab To Baptise in Late Antiquity \u2013 An Unfounded Episcopal Prerogative. Some Remarks Inspired by the \u00ab\u00a0Scythian\u00a0\u00bb Case \u00bb, <em>Rivista di archeologia cristiana<\/em> 98\/1 (2022), p. 100-102. Pour l\u2019anecdote, il est int\u00e9ressant de noter que la hi\u00e9rarchie catholique retient Abrit(t)us comme si\u00e8ge d\u2019un \u00e9v\u00eaque titulaire, en le pla\u00e7ant vaguement autour de Dobrich, alors que la ville moderne est Razgrad (Bulgarie). Cf. <em>Annuario pontificio\u2026cit<\/em>. (n. 4), p. 824. <a href=\"#488e8715-8f3e-4f94-9a3f-8c1655b1d386-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 10\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><li id=\"da0ce2f9-2489-4f0a-b400-89b036898084\"><em>Nouellae Iustiniani <\/em> XI (\u00e9d. R. Sch\u00f6ll et G. Kroll, <em>Corpus Iuris Civilis<\/em>, t. 3, 6e \u00e9d., Berlin, 1954, p. 94). Cf. aussi I. Gargano et D. Moreau, \u00ab Some Remarks on the Christian Topography of Dacia Ripensis (Second Half of the 5th-6th Century) \u00bb, dans I. Topalilov et Z. Gerdzhikova (\u00e9d.), <em>Creation of the Late Antique World in the Balkans. Proceedings of the Colloquium held in Sofia, November, 8-10, 2018<\/em>, Sofia, 2021 (Annales Balcanici, 1), p. 231-244. <a href=\"#da0ce2f9-2489-4f0a-b400-89b036898084-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 11\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><li id=\"6d18592a-03b2-490e-9f5d-0ab3647d7107\">E. Ferguson, \u00ab Apostolic Succession \u00bb, dans Id. (dir.), <em>Encyclopedia of Early Christianity<\/em>, 2e \u00e9d., New York\/London, 1997, p. 94-95. Cf. aussi R. Trevijano, \u00ab Apostolicity \u00bb, dans A. Di Berardino (dir.), avec la collab. de T. C. Oden, J. C. Elowsky et J. Hoover, Encyclopedia of Ancient Christianity, trad. angl. J. T. Papa, E. A. Koenke et E. E. Hewett, Downers Grove, 2014, p. 200-201. <a href=\"#6d18592a-03b2-490e-9f5d-0ab3647d7107-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 12\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><li id=\"caf4ec82-41ba-452b-88fc-efcac13f98ee\">\u00c0 ce sujet, cf. D. Moreau, \u00ab To Baptise &#8230; \u00bb <em>cit<\/em>. (n. 11). <a href=\"#caf4ec82-41ba-452b-88fc-efcac13f98ee-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 13\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><\/ol>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteurs :<br \/>\nDominic Moreau (Univ. 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Anslow, \\u00ab Titular bishops as an institution according to the Annuario Pontificio \\u00bb, <em>The Jurist<\\\/em>, 58 (1998), p. 125, 127-130 et 133-137 (le cas de pr\\u00e9s\\u00e9ance strictement honorifique de certains si\\u00e8ges, qui est mentionn\\u00e9 dans cet article, n\\u2019a toutefois aucun lien avec la question des \\u00e9v\\u00eaques que l\\u2019on qualifie de \\u00ab titulaires \\u00bb) ; A. Viana, \\u00ab Obispos titulares. Elementos de tradici\\u00f3n can\\u00f3nica y regulaci\\u00f3n actual \\u00bb, <em>Ius canonicum<\\\/em>, 44\\\/88 (2004), p. 516-518. \",\"id\":\"b3fc077f-f98a-4c03-acf6-ea96bcceac69\"},{\"content\":\"Par exemple, cf. <em>Annuario pontificio per l\\u2019anno 2022<\\\/em>, Cit\\u00e9 du Vatican, 2022, p. 821-1003.\",\"id\":\"2c5e0d89-b40f-4f13-96f2-df61242f5ffd\"},{\"content\":\"Cf. R. Naz, \\u00ab Translation d\\u2019office \\u00bb, dans Id. (dir.), <em>Dictionnaire de droit canonique contenant tous les termes du droit canonique avec un Sommaire de l\\u2019Histoire et des institutions et de l\\u2019\\u00e9tat actuel de la discipline<\\\/em>, t. 7 : <em>Placentin-Zype (Van den)<\\\/em>, Paris, 1958-65, col. 1320-1325.\",\"id\":\"9dc4df37-5e80-43a3-86b1-1ff02eb14ad1\"},{\"content\":\"Il a \\u00e9t\\u00e9 dit pr\\u00e9c\\u00e9demment que, dans le cadre des translations, \\u00ab le lieu initial n\\u2019\\u00e9tant alors th\\u00e9oriquement plus retenu comme une juridiction de l\\u2019int\\u00e9ress\\u00e9 \\u00bb. Pour Eus\\u00e8be, que les sources anciennes pr\\u00e9sentent g\\u00e9n\\u00e9ralement comme le cas le plus manifeste de <em>translatio<\\\/em> \\u00e9piscopale par ambition, sa situation vis-\\u00e0-vis Nicom\\u00e9die apr\\u00e8s son \\u00e9l\\u00e9vation \\u00e0 Constantinople pourrait constituer une exception \\u00e0 la r\\u00e8gle, en ce sens que nous n\\u2019avons la trace d\\u2019aucun successeur imm\\u00e9diat dans les sources et qu\\u2019il conserva un v\\u00e9ritable contr\\u00f4le sur la r\\u00e9gion, donc, probablement, sur son \\u00c9glise aussi. Le retour d\\u2019Amphion, \\u00e9v\\u00eaque de Nicom\\u00e9die entre 325 et 328, avant d\\u2019en \\u00eatre chass\\u00e9, n\\u2019est effectivement pas attest\\u00e9 avant 343\\\/4. Cf. Hilaire de Poitiers, <em>Collectanea antiariana Parisina<\\\/em> A, IV, 1 (\\u00e9d. A. Feder, <em>S. Hilarii episcopi Pictaviensis opera<\\\/em>, t. 4 : <em>Tractatus mysteriorum \\\/ Collectanea antiariana Parisina (fragmenta historica) cum appendice (liber I ad Constantium) \\\/ Liber ad Constantium imperatorem (liber II ad Constantium) \\\/ Hymni \\\/ Fragmenta minora \\\/ Spuria<\\\/em>, Vienne\\\/Leipzig, 1916 [Corpus scriptorum ecclesiasticorum Latinorum 65], p. 48).\",\"id\":\"53c3f43a-f7d7-4f2f-9fb0-be9adb407bb5\"},{\"content\":\"Socrate le scholastique, <em>Historia ecclesiastica <\\\/em> VII, xxxvi, 9 et 17-19 (\\u00e9d. G. C. Hansen, Sokrates, <em>Kirchengeschichte<\\\/em>, Berlin, 1995 [Die griechischen christlichen Schriftsteller der ersten Jahrhunderte. 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